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Description (fr)

Dans la réalité alternative dans laquelle le film prend place, l’empire Borolien est en période de conquête impériale à la recherche de ressources naturelles. Ce qu’ils ignorent, c’est que depuis une centaine d’années, la région montagneuse des Cerracs est l'hôte de villages autonomes confédérés, unis sous le nom de “Hron”. Ceux-ci découvrent l’arrivée de l’Empire et s’apprêtent à se battre pour défendre leur mode de vie auto-géré.

Le film débute avec la perspective de Dydo Horacki, un journaliste trans non-binaire (personne dont le genre ne correspond pas à la binarité de genres) qui a été envoyé au front avec l’objectif de rapporter des histoires qui sauraient ressusciter l’engagement patriotique. En effet, dans la mère patrie, le nombre de volontaires diminue dangereusement. La nation commence à douter de la guerre qui se poursuit. Par contre, le chef des troupes militaires qui se veut charismatique, Dylan Wilder, découvre le premier article de Dydo qui est en fait une critique des agissements de l’Empire. Wilder l’envoie en mission avec l’objectif de l'envoyer à une mort certaine, mais Dydo sera secouru par une des milices autonomes de Hron, la Compagnie libre du Mont Pourpre.

Les thèmes principaux du film sont l’amitié et la formation de communautés, l’organisation collective, le deuil et la guerre.


In the alternative reality in which the film takes place, the Borolian empire is in a period of imperial conquests in the mountain region of the Cerracs; in the search for natural resources. What they ignore is that for hundreds of years, the mountains have been home to a confederation of autonomous villages, together under the name of "Hron". The people of hron discovers the arrival of the empire and get ready to fight for their non-hierarchical way of life.


The film starts off with Dydo Horacki's perspective, a trans non binary (someone who's indentity falls outside of the gender binary) journalist that was sent out to the front lines to write articles that will encourage more patriotic enrollment. Within the empire, the number of conscripts is dangerously low. The nation is starting to have doubts on the war that is happenning. The so-called charismatic Dolan Wilder, the leader of the military troups, finds out that Dydo's first article is a critique to the actions of the empire. Wilder sends them out on a mission to get rid of them, but Dydo is captured alive by one of hron's militia groups, the free companie of mount heather.


The main themes of the film are friendship and forming communities, as well as collective organizing, grief and war.

 

TRAITEMENT ARTISTIQUE

À travers le montage (Dani Tardif) et la Direction photographique (Jude Descadres, Léa Marinova, Kristen Brown), nous avons cherché à nous éloigner du cinéma qui rend sensationnelle la guerre et à nous rapprocher plutôt d’une esthétique à la Ken Loach qui parle du quotidien et de la banalité, de l’attente du conflit. Nous nous sommes inspirés de certains films de science-fiction japonais (entres autres, “Ghost in the shell” de Mamoru Oshii) qui priorise un état d’être, plutôt que les actions ou les objectifs temporels. Être là, plutôt que se rendre quelque part. Pour ce faire, nous avons ajouté beaucoup d’images sensuelles de nature et de forêts dans le montage afin de mettre de l’avant une notion de la perception de l’espace plutôt qu’une perception du temps. Dans ce film, la forêt est définitivement l’un des personnages: ce n’est pas que le contexte dans lequel la Compagnie libre évolue, elle les observe et les accompagne.  


En terme de direction artistique, notre intention est de créer une tension visuelle entre deux univers, un technologique, proche de la science fiction, et l’autre, fantaisiste, inspiré du réalisme magique, à la Guillermo del Toro. Lari Jalbert et Eli Girard se sont inspirés des courants steam punk, fantastique et de science fiction queer. L'importance primordiale d'immerger l'audience dans l'univers alternatif de hron a fait de la direction artistique un point focal. La recherche visuelle s'ancre donc dans une hybridité des langages pour créer un espace hors du temps, liant des éléments contemporains recyclés à des créations imaginaires et rétrofuturistes.



La prémisse de Hron impose un univers sonore précis : l'atmosphère oscille entre les décors d’une nature enveloppante et sereine et les pas guerriers qui en martèlent le sol. La conception sonore mettra non seulement de l’avant la dualité entre l’humain et son habitat, mais aussi entre le militaire, opprimant et rigide, et les Compagnies libres des montagnes, plus fluides et vulnérables. Dylan Obront s'inspire du folk, du classique, du drone, du noise et du doom afin de témoigner de ces extrêmes de façons variées. Nous voulons sentir comment, loin d’être imperméable l’un à l’autre, ces deux “côtés” sont poreux et s’influencent.


Le film est bilingue, car les acteurs et les actrices s’expriment dans la langue dans laquelle ils sont le plus confortables. En effet, dans cet univers, la langue ne joue pas office de ciment national, un clin d’oeil à l’internationalisme de Ken Loach. Le film est écrit et tourné pour passer d’une narration unique, Dydo, à une narration multiple : le personnage principal devenant la Compagnie libre en tant qu’entité collective. C’est une façon pour nous de faire une distinction entre l’univers individualiste de l’Empire et la vision très communautaire du peuple de Hron.



Artistic treatment (ENG)


With the editing (Dani Tardif) and the direction of photography (Jude Descadres, Léa Marinova, Kristen Brown), we were looking to move away war sensationalism in film and going toward a Ken Loach aesthetic that explores banality and daily life, the wait for conflict. We inspired ourselves from certain japanese science-fiction films (“Ghost in the shell” de Mamoru Oshii) that prioritizes the characters’ being, rather than the actions ou temporal objectives. Being there, rather than going somewhere. To convey that intention, we added a lot of sensual nature and forest images in the editing which puts forward a notion of spatial perception rather than a temporal perception. In this film, the forest is definitely one of the characters: it is not a context where the Free Company evolves, it is observing and accompanying them.


In terms of artistic direction, our intention was to create a visual tension between the two universes within the film, one which is technological, closer to science fiction, and the other, fantasy, inspired by magical realism, (Guillermo del Toro inspired) The co-art directors, Lari Jalbert and Eli Girard were also inspired by steam punk, queer fantasy and queer science-fiction styles. Immersing the audience in an alternative universe of hron, was of great importance, making the artistic direction a focal point of the film. The visual research anchors itself within hybrid languages to create a space outside of time, bringing together contemporary recycled styles to imaginary and retro-futuristic creations.


Hron’s premise imposes a specific audio universe: the atmosphere oscillates between enveloping and serene natural scenery  and the warrior steps that stomp the ground. The sound conception will not only bring forward the duality between humans and their habitat, but also between the military, which is oppressive and rigid, and the Free compagnies of the mountains that are more fluid and vulnerable. Using inspiration from folk, classical, drone, noise and doom music,  Dylan Obront, explores these extremes if varying forms. We want to feel how, far from being impermeable from one an other, these two “sides” are porous influence one another.


The film is bilingual, since the actors and actrices chose to speak in the language they were more confortable. In this universe, people’s language is not used to cement nationalistic belonging, nod to Ken Loach’s internationalism. The film is written a filmed to go from a single narrator, Dydo, to a multiple narration: the main character becomes the Free Company as a collective being. It is a way for us to make a distinction the individualistic world of the Empire and the very communal vision of the people of Hron.

 
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